{"id":3810,"date":"2026-01-14T23:51:51","date_gmt":"2026-01-14T23:51:51","guid":{"rendered":"https:\/\/pharmakondigital.com\/em-direcao-ao-congresso-da-amp-2026-a-ruptura-com-o-falo\/"},"modified":"2026-01-15T00:00:26","modified_gmt":"2026-01-15T00:00:26","slug":"vers-le-congres-de-lamp-2026-la-rupture-avec-le-phallus","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/pharmakondigital.com\/fr\/vers-le-congres-de-lamp-2026-la-rupture-avec-le-phallus\/","title":{"rendered":"VERS LE CONGR\u00c8S DE L\u2019AMP 2026 \u2013 LA RUPTURE AVEC LE PHALLUS"},"content":{"rendered":"<p>Le prochain Congr\u00e8s de l\u2019Association Mondiale de Psychanalyse (AMP), dont le th\u00e8me est l\u2019aphorisme de Lacan \u00ab\u00a0Il n\u2019y a pas de rapport sexuel\u00a0\u00bb, est une occasion pour mettre au travail la relation du sujet avec le phallus, \u00ab\u00a0obstacle\u00a0\u00bb<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\"><sup>[1]<\/sup><\/a>, selon Lacan, au rapport entre les sexes. \u00c0 partir de l\u00e0, il revient au r\u00e9seau Toxicomanie &amp; Alcoolisme (TyA) du Champ freudien d\u2019interroger la proposition de Lacan selon laquelle la drogue \u00ab\u00a0permet de rompre le mariage avec le <em>petit-pipi<\/em>\u00a0\u00bb<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\"><sup>[2]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Une des premi\u00e8res lectures qui \u00e9clairent ce propos est celle propos\u00e9e par \u00c9ric Laurent en 1988\u00a0: il s\u2019agit d\u2019une rupture avec la jouissance phallique. N\u00e9anmoins, il interroge\u00a0: l\u2019\u00e9crit-on \u03c6<sub>0<\/sub> ou \u03a6<sub>0<\/sub><sub>\u00a0<\/sub>?\u00a0 Les Conversations d\u2019Arcachon, Antibes et Angers<a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\"><sup>[3]<\/sup><\/a> n\u2019avaient pas encore eu lieu. S\u2019agit-il \u00ab\u00a0d\u2019un nouveau mode de jouissance, ou plut\u00f4t d\u2019un trou de jouissance\u00a0\u00bb ? L\u2019auteur, plusieurs ann\u00e9es plus tard, propose un contrepoint indiquant qu\u2019il s\u2019agirait de \u00ab\u00a0couper le lien avec la queue\u00a0\u00bb, allusion, semble-t-il, \u00e0 l\u2019organe. La distinction conceptuelle que Lacan fait entre la jouissance phallique et la jouissance p\u00e9nienne, contemporaine de la th\u00e8se de rupture, para\u00eet cruciale pour notre investigation.<\/p>\n<p>Fabi\u00e1n Naparstek montre que l\u2019inscription du phallus est ce qui fait de l\u2019organe un instrument. L\u2019usage de la drogue peut mettre en fonction l\u2019organe, \u00e0 d\u00e9faut de l\u2019effet de la parole, mais peut aussi, au contraire, relever de <em>l\u2019insoumission au service <\/em>sexuel<a href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\"><sup>[4]<\/sup><\/a>, comme le propose Jacques-Alain Miller. Comment penser, d\u00e8s lors, la relation de la toxicomanie \u00e0 la psychose, o\u00f9 la rupture avec le phallus est structurelle\u00a0?<\/p>\n<p>La th\u00e8se de rupture invite alors \u00e0 rechercher comment le toxicomane fait usage du toxique l\u00e0 o\u00f9 l\u2019organe n\u2019est pas devenu instrument, pour r\u00e9pondre aux avatars de la rencontre sexuelle. Comme le demande J. Santiago, l\u2019utilisation du toxique permettrait de traiter une jouissance du sens qui gravite autour de l\u2019organe, quand il y a un trou dans la signification phallique\u00a0?<\/p>\n<p>La th\u00e8se de rupture permet-elle une \u00e9lucidation du syntagme \u00ab\u00a0il n\u2019y a pas de rapport sexuel\u00a0\u00bb? L\u2019hypoth\u00e8se de Jean-Marc Josson consiste \u00e0 dire que la drogue permet de rompre avec l\u2019effet de l\u2019affect propre du signifiant en percutant le corps. Est-ce donc une tentative de traitement de la jouissance d\u00e9localis\u00e9e dans le corps qui ne se limite pas \u00e0 l\u2019organe ?<\/p>\n<p>Une selection d\u2019extraits de textes et quelques r\u00e9f\u00e9rences bibliographiques vous sont ici propos\u00e9es. Bonne lecture\u00a0!<\/p>\n<p><em>Tom\u00e1s Verger<\/em><\/p>\n<p><strong>\u00c9ric<\/strong> <strong>Laurent, <\/strong><strong>\u00ab\u00a0<\/strong><strong>Trois<\/strong><strong> remarques sur la toxicomanie\u00a0\u00bb (extraits)<\/strong><\/p>\n<p>Dans son enseignement, on ne peut pas dire que Lacan ait consid\u00e9r\u00e9 que la psychanalyse ait beaucoup \u00e0 dire sur la drogue, puisqu\u2019au fond, en le parcourant de fond en comble, on ne trouve que quelques phrases ; mais il nous donne tout de m\u00eame, dans les ann\u00e9es soixante-dix, cette indication majeure : la drogue, seule fa\u00e7on de \u00ab\u00a0rompre le mariage du corps avec le petit-pipi\u00bb<a href=\"#_ftn5\" name=\"_ftnref5\"><sup>[5]<\/sup><\/a>; disons : avec la jouissance phallique. C\u2019est une indication pr\u00e9cieuse. D\u2019ailleurs elle supporte, je crois, toute une r\u00e9flexion que plusieurs personnes qui s\u2019occupent de toxicomanes ont faite, de consid\u00e9rer que la toxicomanie n\u2019est pas un sympt\u00f4me au sens freudien et que la toxicomanie n\u2019est pas consistante. Rien, dans la drogue, ne nous introduit \u00e0 autre chose qu\u2019\u00e0 un mode de rupture avec la jouissance phallique. Ce n\u2019est pas une formation de compromis, mais une formation de rupture. Cela pose le probl\u00e8me de comment \u00e9crire la rupture de cette jouissance phallique. La note-t-on \u03c6<sub>0<\/sub> ou \u03a6<sub>0<\/sub><a href=\"#_ftn6\" name=\"_ftnref6\"><sup>[6]<\/sup><\/a> ? Et comment va-t-on d\u00e9terminer, diff\u00e9rentiellement, s\u2019il s\u2019agit d\u2019un nouveau mode de jouissance, ou plut\u00f4t d\u2019un trou de jouissance ?<\/p>\n<p>Effectivement, cette expression de \u00ab rupture avec la jouissance phallique \u00bb<a href=\"#_ftn7\" name=\"_ftnref7\"><sup>[7]<\/sup><\/a>, Lacan l\u2019introduit aussi bien dans la psychose \u2013 o\u00f9 il la note \u03a6<sub>0<\/sub>, comme cons\u00e9quence<a href=\"#_ftn8\" name=\"_ftnref8\"><sup>[8]<\/sup><\/a> de la rupture, rupture de l\u2019identification paternelle disait Freud, et pour Lacan, de la fonction des Noms-du-p\u00e8re \u2013 qu\u2019il note P<sub>0<\/sub>. Au lieu que les Noms-du-p\u00e8re produisent la signification phallique de ce qui est dit, on a ce couple de termes dans la psychose, P<sub>0<\/sub> &#8211; \u03a6<sub>0<\/sub>, dont Lacan se demande, \u00e0 un\u00a0 moment donn\u00e9, si l\u2019un implique n\u00e9cessairement l\u2019autre, ou s\u2019il peut y avoir l\u2019un sans l\u2019autre<a href=\"#_ftn9\" name=\"_ftnref9\"><sup>[9]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Pour la psychose, je ne sais pas. Mais s\u00fbrement, l\u2019utilisation du toxique am\u00e8ne \u00e0 penser qu\u2019il peut y avoir production de cette rupture avec la jouissance phallique, sans qu\u2019il y ait pour autant forclusion du Nom-du-p\u00e8re. C\u2019est l\u00e0 d\u2019ailleurs la cons\u00e9quence de\u00a0 la th\u00e8se, soutenue jusqu\u2019au bout, que le toxicomane n\u2019existe pas ou que la toxicomanie n\u2019est pas un sympt\u00f4me.<\/p>\n<p>La th\u00e8se de Lacan \u00e0 propos de la toxicomanie est donc une th\u00e8se de rupture. Sa br\u00e8ve remarque, en ce sens, pour br\u00e8ve qu\u2019elle soit, est n\u00e9anmoins une th\u00e8se qui engage fonci\u00e8rement toute sa th\u00e9orie de la jouissance, ainsi que celle de la place du p\u00e8re et de l\u2019avenir du Nom-du-p\u00e8re dans notre civilisation.<\/p>\n[\u2026]\n<p>La premi\u00e8re cons\u00e9quence, donc, de la petite phrase de Lacan, c\u2019est la rupture avec les Noms-du-p\u00e8re obtenue hors la psychose. La deuxi\u00e8me cons\u00e9quence \u00a0qu\u2019il faut en tirer, est celle d\u2019une rupture avec les particularit\u00e9s du fantasme. Rupture avec ceci que le fantasme suppose l\u2019objet de la jouissance en tant \u00a0qu\u2019il inclut la castration. C\u2019est par l\u00e0 que nous pouvons soutenir avec beaucoup de s\u00fbret\u00e9 que le toxicomane n\u2019est pas un pervers. Il n\u2019est pas un pervers, parce que le pervers suppose l\u2019usage du fantasme. La perversion suppose un usage tr\u00e8s sp\u00e9cifi\u00e9 du fantasme. Tandis que la toxicomanie est un usage de la jouissance hors du fantasme ; elle ne prend pas les chemins compliqu\u00e9s du fantasme. C\u2019est un court-circuit. La rupture avec le \u00ab\u00a0petit- pipi \u00bb, comme dit Lacan, a comme cons\u00e9quence qu\u2019on peut jouir sans le fantasme.<\/p>\n[\u2026]\n<p>il me semble qu\u2019on peut traiter la toxicomanie comme le surgissement dans notre monde d\u2019une jouissance Une. En cela, elle n\u2019est pas sexuelle. La jouissance sexuelle n\u2019est pas Une ; elle est fonci\u00e8rement bris\u00e9e, elle n\u2019est appr\u00e9hendable que par le morcellement du corps.<\/p>\n<p>* Texte int\u00e9gral publi\u00e9 dans <em>Quarto<\/em> n. 42. Bruxelles, d\u00e9c. 1990, p. 69-72.<\/p>\n<p><strong>\u00c9ric<\/strong> <strong>Laurent, <\/strong><strong>\u00ab\u00a0<\/strong><strong>Un<\/strong><strong> mod<\/strong><strong>\u00e8le<\/strong><strong> digne pour les institutions que nous voulons<\/strong><strong>\u00a0\u00bb (<\/strong><strong>extraits<\/strong><strong>)<\/strong><\/p>\n<p>Rosa Elena Manzetti dans <em>Pharmakon<\/em> pr\u00e9sente le cas d\u2019un sujet se droguant pour rester \u00e9veill\u00e9 pendant que deux prostitu\u00e9es faisaient l\u2019amour devant lui. Tandis qu\u2019il regardait avec fascination, il essayait de voir une femme qui jouissait et insistait pour obtenir cette jouissance suppl\u00e9mentaire du regard, voir ce qui ne peut pas \u00eatre vu. Ensuite, il \u00e9tait hors-jeu et, avec la coca\u00efne, il restait \u00e0 ce niveau d\u2019excitation lui permettant d\u2019aller plus loin\u00a0 tout en se s\u00e9parant en m\u00eame temps de la jouissance phallique. C\u2019est dire qu\u2019il ne voulait pas entrer dans le jeu et, en m\u00eame temps, il restait fascin\u00e9 par cette jouissance f\u00e9minine qui lui \u00e9tait impos\u00e9e. Se v\u00e9rifiait alors ce que ce sujet voulait voir \u00e0 savoir, ce que lui avait \u00e9t\u00e9 impos\u00e9 comme exp\u00e9rience dans son enfance, soit v\u00e9rifier l\u2019absence de p\u00e9nis chez la m\u00e8re. Et alors, il est donc int\u00e9ressant de voir que ces sc\u00e8nes n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es uniquement avec des femmes. Il les a r\u00e9alis\u00e9es aussi avec deux travestis qui, dans des jeux \u00e9rotiques, \u00e9taient oblig\u00e9s de garder leur culotte, jusqu\u2019\u00e0 ce que, au dernier moment, se v\u00e9rifie la pr\u00e9sence du p\u00e9nis. On voit ici que le travesti est pr\u00e9sent\u00e9 comme l\u2019incarnation de la femme phallique.<\/p>\n<p>Dans ce cas pr\u00e9sent\u00e9 par R. E. Manzetti, on voit les deux registres\u00a0: d\u2019abord la neutralisation, c\u2019est le \u03a6<sub>0<\/sub> comme neutralisation phallique, mais en m\u00eame temps, il y a la fascination pour l\u2019exhibition du phallus maternel. Et l\u2019un n\u2019emp\u00eache pas l\u2019autre \u2013 c\u2019est int\u00e9ressant dans le cas \u2013la dialectique avec laquelle les choses s\u2019articulent.<\/p>\n[\u2026]\n<p>Par ailleurs, la toxicomanie nous enseigne \u2013 le cas pr\u00e9sent\u00e9 par R. E. Manzetti<a href=\"#_ftn10\" name=\"_ftnref10\"><sup>[10]<\/sup><\/a> le prouve \u2013 sur le lien fondamental entre toutes ces substances toxiques et la fascination de l\u2019homme pour la jouissance f\u00e9minine.<\/p>\n<p>L\u2019Antiquit\u00e9 avait pour maxime que V\u00e9nus et Bacchus allaient de pair, que l\u2019ivresse du vin devait se terminer au lit.<\/p>\n<p>La non-sagesse moderne fait justement l\u2019inverse, elle rompt avec la jouissance phallique, mais renforce (ce qu\u2019il ne faut pas oublier dans le cas de R. E. Manzetti, c\u2019est la fascination de l\u2019homme pour le travesti qui parait confirmer cette perspective) l\u2019assujettissement de l\u2019homme moderne au surmoi, qui n\u2019est pas un surmoi maternel, mais le surmoi de la jouissance f\u00e9minine.<\/p>\n<p>L\u2019homme et la femme modernes se trouvent confront\u00e9s \u00e0 ce qu\u2019\u00e9crit Lacan dans \u00ab\u00a0L\u2019\u00e9tourdit\u00a0\u00bb, soit \u00e0 cette reformulation de l\u2019\u00e9nigme du Sphinx propos\u00e9e \u00e0 \u0152dipe et que Lacan formule \u00e0 partir de la jouissance f\u00e9minine \u2013 le Sphinx comme incarnation de la jouissance f\u00e9minine. Il ne s\u2019agit pas de l\u2019homme, mais de savoir si le petit homme devant elle sera \u00e0 la hauteur de la t\u00e2che de satisfaction f\u00e9minine\u00a0; et c\u2019est la raison pour laquelle, dans \u00ab\u00a0L\u2019\u00e9tourdit\u00a0\u00bb, Lacan commence son exorde avec le Sphinx qui parle et qui dit \u00ab\u00a0Tu m\u2019as satisfaite petithomme\u00a0\u00bb <a href=\"#_ftn11\" name=\"_ftnref11\"><sup>[11]<\/sup><\/a>\u00a0 (cela permet la lecture de l\u2019affaire).<\/p>\n<p>Il y a toujours eu une fascination des hommes, pour la jouissance f\u00e9minine. Il est clair que les anthropologues pensent parfois que l\u2019homme a appris \u00e0 compter sur les doigts de sa main\u00a0: un, deux, trois, quatre, cinq. Cela me semble \u00eatre une id\u00e9e de philosophe, je pense que si l\u2019homme apprenait \u00e0 compter, nous aurions la trace que dans de nombreux syst\u00e8mes de num\u00e9rotation, ce qui existe est\u00a0: un, deux, trois\u2026 l\u2019infini. Un, deux, trois et bien plus encore, une cat\u00e9gorie de \u00ab\u00a0bien plus \u00bb.<\/p>\n[\u2026]\n<p>Ceci, me semble-t-il, est conforme \u00e0 l\u2019id\u00e9e selon laquelle les hommes ayant une jouissance phallique ont commenc\u00e9 \u00e0 savoir qu\u2019il y a une, deux, trois fois par nuit et puis c\u2019est beaucoup, c\u2019est peut-\u00eatre plus proche de la modalit\u00e9 avec laquelle ils ont appris \u00e0 compter\u2026<\/p>\n<p>Passer de l\u2019Un, comme d\u00e9nombrable, \u00e0 la jouissance qui paraissait fascinante, de la \u00ab\u00a0D\u00e9esse blanche\u00a0\u00bb\u00a0<a href=\"#_ftn12\" name=\"_ftnref12\"><sup>[12]<\/sup><\/a>, non comme incarnation de la m\u00e8re, mais de \u00ab <em>La<\/em> femme\u00a0\u00bb\u00a0<a href=\"#_ftn13\" name=\"_ftnref13\"><sup>[13]<\/sup><\/a>, c\u2019est ce qui me semble rendre compte de la figure de Dieu comme incarnation de la jouissance f\u00e9minine \u2013 comme le souligne Lacan. Dans ces traces des d\u00e9esses de la M\u00e9diterran\u00e9e, la figure f\u00e9minine s\u2019incarne en Diane d\u2019\u00c9ph\u00e8se comme repr\u00e9sentante de l\u2019Antiquit\u00e9 romaine. Elle est l\u2019incarnation du Dieu contre lequel Mo\u00efse a su poser une limite et donne l\u2019id\u00e9e de l\u2019introduction du point \u00e0 partir duquel on ne peut plus compter.<\/p>\n<p>C\u2019est la fascination pour l\u2019infini, pour le surmoi f\u00e9minin dans la situation de l\u2019homme moderne, de l\u2019homme des droits de l\u2019homme \u2013 qui n\u2019a plus de figures h\u00e9ro\u00efques auxquelles s\u2019identifier \u2013 qui renforce l\u2019incidence de ce surmoi et le r\u00eave d\u2019un type de transsexualisme de la jouissance\u00a0<a href=\"#_ftn14\" name=\"_ftnref14\"><sup>[14]<\/sup><\/a> que l\u2019on pourrait obtenir avec la jouissance des drogues.<\/p>\n<p>En ce sens, nous trouvons une autre signification de la rupture avec le phallus<a href=\"#_ftn15\" name=\"_ftnref15\"><sup>[15]<\/sup><\/a>, qui pourrait nous guider dans cette voie\u00a0: essayer de nous identifier \u00e0 cette jouissance du surmoi, que ce soit du c\u00f4t\u00e9 de l\u2019homme ou du c\u00f4t\u00e9 de la femme.<\/p>\n<p>Texte int\u00e9gral paru en espagnol :\u00ab Un modelo digno para las instituciones que queremos \u00bb in Sillitti, D., Sinatra, E. y Tarrab, M.\u00a0 <em>Del hacer al decir.<\/em> La cl\u00ednica de la toxicoman\u00eda y el alcoholismo. II Jornada del Instituto del Campo Freudiano. Buenos Aires, Plural editores, 1996, p. 61-80.<\/p>\n<p><strong>\u00c9ric<\/strong> <strong>Laurent, <\/strong><strong>\u00ab\u00a0<\/strong><strong>La place des hommes dans la cit\u00e9<\/strong> <strong>des femmes<\/strong><strong>\u00a0\u00bb <\/strong><strong>\u00a0(extraits)<\/strong><\/p>\n<p>La figure du machiste jouisseur \u00e0 la Trump est une sorte de pantomime de ce qui serait le sans limite de la jouissance f\u00e9minine, comme celle du drogu\u00e9 qui veut s\u2019affranchir, par l\u2019illimit\u00e9 de la drogue, de la retomb\u00e9e phallique. L\u2019enjeu de l\u2019articulation des deux jouissances, la jouissance phallique et son au-del\u00e0, est de situer ce qui fait que quelque soit l\u2019\u00e9galit\u00e9 des droits, une femme reste toujours radicalement Autre pour un homme. Et c\u2019est alors qu\u2019elle peut \u00eatre sympt\u00f4me et non surmoi infernal et mortif\u00e8re. La jouissance dans la cit\u00e9 des femmes, o\u00f9 les hommes ont leur place selon Lacan, n\u2019a rien d\u2019un h\u00e9donisme. Elle se s\u00e9pare entre ce qui est la jouissance au-del\u00e0 de la limite phallique, celle qu\u2019au-del\u00e0 de la castration l\u2019homme imagine, et l\u2019illimit\u00e9 qui se civilise par son inscription du c\u00f4t\u00e9 f\u00e9minin de la sexuation. Il n\u2019y a pas de chiffrage pour \u00e7a quelque soit la forme du Un consid\u00e9r\u00e9. Le d\u00e9clin des id\u00e9ologies, des grands r\u00e9cits de ce qui faisait l\u2019universel du bien commun sous la forme d\u2019un id\u00e9al partag\u00e9 met au jour une concurrence entre jouissances multiples qui ne peuvent se r\u00e9soudre dans l\u2019unit\u00e9.<\/p>\n[\u2026]\n<p>C\u2019est l\u2019invention. L\u2019exp\u00e9rience trans, c\u2019est inventer l\u2019organe qui rendrait compte de celui qu\u2019il faudrait au corps et qui permettrait de se d\u00e9barrasser de l\u2019obstacle phallique. Lacan le dit tr\u00e8s bien\u00a0: le phallus est ce qui fait obstacle \u00e0 ce qu\u2019on jouisse du corps de l\u2019autre. Eh bien, parfait, coupons-le et inventons ensuite l\u2019organe qu\u2019il faudrait. C\u2019est un processus absolument fantastique qui met en jeu tous les savoirs de la science \u2013\u00a0tout ce qu\u2019on sait faire avec les hormones, la chirurgie plastique\u00a0\u2013 pour une invention de savoir. C\u2019est un processus sans fin, car l\u2019organe qu\u2019il faudrait ne se rencontre pas\u00a0; alors, il faut continuer \u00e0 inventer.<\/p>\n<p>Texte extrait de la conf\u00e9rence prononc\u00e9e \u00e0 l\u2019occasion de la Semaine Lacan <strong><em>\u00ab\u00a0<\/em><\/strong>Hommes et femmes selon Lacan\u00a0\u00bb, 13-18 mai 2019, ACF-VLB, disponible sur YouTube<\/p>\n<p><strong>\u00c9ric<\/strong> <strong>Laurent, <\/strong><strong>\u00ab\u00a0<\/strong><strong>Portrait de Joyce en Saint homme<\/strong><strong>\u00a0\u00bb<\/strong><strong> (extraits)<\/strong><\/p>\n<p>Gr\u00e2ce \u00e0 son rapport \u00e0 son inconscient, Joyce n\u2019est pas un saint, il a l\u2019orgueil de son art. Il a l\u2019\u00ab\u00a0art-gueil\u00a0\u00bb, et Lacan ajoute \u00ab jusqu\u2019\u00e0 plus soif \u00bb, premi\u00e8re notation o\u00f9 s\u2019inscrit le rapport au toxique, l\u2019alcool, qui contribuera fortement, avec la syphilis, \u00e0 la d\u00e9gradation de la sant\u00e9 de Joyce<a href=\"#_ftn16\" name=\"_ftnref16\"><sup>[16]<\/sup><\/a>. Son fr\u00e8re Stanislas attribuait \u00e0 des comas \u00e9thyliques l\u2019aggravation de ses troubles ophtalmiques<a href=\"#_ftn17\" name=\"_ftnref17\"><sup>[17]<\/sup><\/a>. Commenc\u00e9es \u00e0 Dublin apr\u00e8s la mort de la m\u00e8re<a href=\"#_ftn18\" name=\"_ftnref18\"><sup>[18]<\/sup><\/a>, les alcoolisations massives se multiplient<a href=\"#_ftn19\" name=\"_ftnref19\"><sup>[19]<\/sup><\/a> apr\u00e8s sa paternit\u00e9, \u00e0 Trieste, et vont scander sa vie \u00e0 Zurich et \u00e0 Paris jusqu\u2019\u00e0 la perforation de l\u2019ulc\u00e8re duod\u00e9nal.<\/p>\n<p>Texte int\u00e9gral publi\u00e9 dans <em>Mental<\/em>, n. 35, Paris, 2016, p. 62-73, republi\u00e9 dans Laurent E.,<br \/>\n<em>L\u2019Envers de la biopolitique. Une \u00e9criture pour la jouissance<\/em>, Paris, Navarin, 2016, p. 151.<\/p>\n<p><strong>\u00c9<\/strong><strong>ric Laurent, Conversation autour de <\/strong>\u00ab\u00a0<strong>R\u00e9flexions sur trois rencontres du f\u00e9minisme avec le non-rapport sexuel\u00a0\u00bb (extrait)<\/strong><\/p>\n<p>Je ne dirais pas qu\u2019il y a deux sexes ou deux jouissances, je dirais plut\u00f4t l\u2019<em>Unarisme<\/em>. Il y a la jouissance de l\u2019organe et il y a la jouissance f\u00e9minine. Et il y a une seule jouissance en tant que telle. Et il n\u2019y a qu\u2019une seule jouissance sexuelle. Toutes les exp\u00e9riences LGBT en font l\u2019exp\u00e9rience. C\u2019est une exp\u00e9rimentation de la fa\u00e7on dont la jouissance de l\u2019organe, la jouissance (sexuelle), se d\u00e9cline en tant que telle. C\u2019est-\u00e0-dire, par exemple, l\u2019utilisation dans la communaut\u00e9 gay du masochisme pour d\u00e9passer l\u2019obstacle de l\u2019organe est une exp\u00e9rimentation. Depuis les ann\u00e9es 1970, quand dans le Castro, dans le quartier gay de San Francisco, dans les premi\u00e8res gay Pride, on a introduit le <em>fist-fucking<\/em> dans les relations sexuelles, c\u2019\u00e9tait un masochisme ainsi d\u00e9termin\u00e9, une technique sexuelle pour interroger les limites de l\u2019organe. De la m\u00eame mani\u00e8re, l\u2019usage des drogues, calcul\u00e9 ou non, a toujours \u00e9t\u00e9 un des apports du mouvement gay, l\u2019utilisation\u00a0\u2013 syst\u00e9matique \u2013 du popper dans les rapports sexuels, diff\u00e9rent comme effet de celui que produit la coca\u00efne. L\u2019utilisation du popper \u00e9tait aussi, comme le disait Lacan, une fa\u00e7on de couper le lien avec la queue, les drogues permettent, quand elles sont utilis\u00e9es, d\u2019aller au-del\u00e0. C\u2019est une fa\u00e7on d\u2019exp\u00e9rimenter si on met l\u2019accent sur avoir une queue comme quelque chose qui d\u00e9termine une communaut\u00e9 ou sur la queue comme instrument de jouissance,\u00a0comme l\u2019ont fait les communaut\u00e9s gay. Cela, en m\u00eame temps, rend compte de toute une s\u00e9rie d\u2019exp\u00e9riences sur la fa\u00e7on d\u2019aller au-del\u00e0 et comment cela est v\u00e9cu.<\/p>\n<p>Conversation int\u00e9grale sur \u00ab Reflexiones sobre tres cuestiones del feminismo con la no relaci\u00f3n sexual \u00bb, \u00e0 \u00e9couter en espagnol sur Radio Lacan, 4 d\u00e9cembre 2019.<\/p>\n<p>https:\/\/radiolacan.com\/es\/podcast\/conferencia-en-el-palais-rouge-de-buenos-aires-reflexiones-sobre-tres-cuestiones-del-feminismo-con-la-no-relacion-sexual\/3<\/p>\n<p><strong>Jean-Marc Josson, <\/strong><strong>\u00ab\u00a0<\/strong><strong>Rompre l<\/strong><strong>\u2019<\/strong><strong>effet de l<\/strong><strong>\u2019<\/strong><strong>affect<\/strong><strong>\u00a0\u00bb<\/strong><strong> (extraits)<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019homme dont il s\u2019agit commence \u00e0 consommer en prison, pour supporter, dit-il, les intimidations, les menaces et les violences. Il appara\u00eet cependant, pendant son s\u00e9jour en institution, qu\u2019au-del\u00e0 de celles-ci, il est l\u2019objet d\u2019une mauvaise intention de l\u2019Autre, dont il livre la formule singuli\u00e8re : on cherche \u00e0 se d\u00e9barrasser de lui. Sa consommation lui permettrait de tamponner cette interpr\u00e9tation, qui est pour lui une certitude. [\u2026]\n<p>La consommation de cet homme est une tentative de traiter non pas sa certitude, mais l\u2019effet que produit cette certitude dans son corps. C\u2019est une tentative de traiter l\u2019<em>affect<\/em>. [\u2026]\n<p>L\u2019affect a pour origine la pens\u00e9e, et non le corps ou l\u2019\u00e2me. [\u2026] L\u2019affect vient de la pens\u00e9e, et va dans le corps ; il vient de la pens\u00e9e, d\u2019o\u00f9 \u00ab\u00a0\u00e7a d\u00e9charge\u00a0\u00bb \u2013 formule qui met bien en \u00e9vidence que l\u2019affect est une \u00ab\u00a0expression\u00a0\u00bb de la pulsion \u2013, et il va dans le corps, o\u00f9 \u00e7a d\u00e9range les fonctions, o\u00f9 \u00e7a provoque des dysfonctionnements. Ces perturbations emp\u00eachent tout \u00e9quilibre, toute hom\u00e9ostase : \u00ab\u00a0Nulle harmonie de l\u2019\u00eatre dans le monde\u2026\u00a0\u00bb<a href=\"#_ftn20\" name=\"_ftnref20\"><sup>[20]<\/sup><\/a>, ajoute Lacan.\u00a0[\u2026]\n<p>L\u2019affect \u2013 et je souligne cette d\u00e9finition \u2013 est un effet. [\u2026] Cet effet affecte le corps, l\u2019impacte, le marque. [\u2026]\n<p>L\u2019affect est l\u2019effet des mots [\u2026] l\u2019affect fait du sujet de l\u2019inconscient un \u00eatre parlant, c\u2019est-\u00e0-dire un sujet de l\u2019inconscient dot\u00e9 d\u2019un corps, un \u00ab\u00a0corps parlant\u00a0\u00bb, comme le nomme Jacques-Alain Miller, un corps avec lequel il parle, et qui est affect\u00e9 par la parole. [\u2026]\n<p>L\u2019affect est donc l\u2019effet d\u2019un signifiant dans le corps. [\u2026]\n<p>C\u2019est \u2013 je reprends mon hypoth\u00e8se de d\u00e9part \u2013 ce que tente de traiter la consommation. Elle vise \u00e0 anesth\u00e9sier ou \u00e0 r\u00e9duire l\u2019effet d\u2019affect dans le corps que produit sans rel\u00e2che le signifiant qui se r\u00e9it\u00e8re. La consommation de drogue ou d\u2019alcool devient toxicomanie ou alcoolisme quand \u2013 c\u2019est ma deuxi\u00e8me hypoth\u00e8se \u2013 elle est elle-m\u00eame contamin\u00e9e par la r\u00e9it\u00e9ration \u00e0 l\u2019\u0153uvre dans l\u2019\u00e9v\u00e9nement de corps. C\u2019est alors que, rattrap\u00e9e par cette r\u00e9p\u00e9tition, la consommation s\u2019emballe. [\u2026]\n<p>La morale du petit Hans, c\u2019est d\u2019une part que le petit gar\u00e7on et la petite fille sont mari\u00e9s avec leur queue, d\u2019autre part que ce mariage est source d\u2019angoisse. L\u2019angoisse survient quand l\u2019un et l\u2019autre s\u2019aper\u00e7oivent de ce mariage : elle est ce moment de la d\u00e9couverte du petit-pipi. Les choses se compliquent encore quand on gonfle le p\u00e9nis \u2013 \u00ab\u00a0Il n\u2019y a rien pour mieux faire phallus\u00a0\u00bb<a href=\"#_ftn21\" name=\"_ftnref21\"><sup>[21]<\/sup><\/a> \u2013, c\u2019est-\u00e0-dire quand se mesure la place du petit sujet dans le d\u00e9sir de l\u2019Autre. C\u2019est l\u00e0 que les mots, comme ceux de la m\u00e8re de Hans, blessent et ravagent. Rompre le mariage avec le petit-pipi, c\u2019est rompre l\u2019effet d\u2019affect de ce mariage. C\u2019est ce que permet la drogue, et ce qui continue \u00e0 faire son succ\u00e8s.<\/p>\n<p>Texte int\u00e9gral publi\u00e9 dans <em>Les Cahiers de l\u2019ASREEP<\/em> n. 2. <em>Les addictions sans substances<\/em>. Gen\u00e8ve, 2018, p. 53-58.<\/p>\n<p><strong>Jean-Marc Josson, <\/strong><strong>\u00ab\u00a0<\/strong><strong>Un possible lien<\/strong><strong>\u00a0\u00bb<\/strong><strong> (extraits)<\/strong><\/p>\n<p>La consommation de drogue ou d\u2019alcool est une tentative de traiter ces difficult\u00e9s, ces impossibilit\u00e9s du lien \u00e0 l\u2019autre et au monde. Cette consommation peut avoir deux fonctions : rompre ou lier. [\u2026]\n<p>La drogue permet de rompre l\u2019effet de l\u2019affect que produisent les cons\u00e9quences de la non-s\u00e9paration. C\u2019est la d\u00e9finition c\u00e9l\u00e8bre que donne Lacan de la drogue dans la derni\u00e8re partie de son enseignement, \u00e9clair\u00e9e par sa conception de l\u2019affect \u00e0 la m\u00eame p\u00e9riode. [\u2026]\n<p>La consommation de drogue permet \u00e9galement de lier, de faire lien \u00e0 l\u2019autre, au monde, \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 ou \u00e0 la vie. Elle pallie alors la dimension du d\u00e9sir.<\/p>\n<p>Texte int\u00e9gral publi\u00e9 dans <em>Quarto<\/em> 118.\u00a0<em>Lire Lacan<\/em>. Bruxelles, 2018, p. 114-120.<\/p>\n<p><strong>J\u00e9sus Santiago, <\/strong><strong>\u00ab\u00a0<\/strong><strong>La drogue de W. Burroughs<\/strong><strong>\u00a0: <\/strong><strong>un court-circuit dans la fonction sexuelle<\/strong><strong>\u00a0\u00bb<\/strong><strong> (extraits)<\/strong><\/p>\n<p>Ce que l\u2019on nomme ici artefact de la drogue n\u2019est donc pas un succ\u00e9dan\u00e9 de l\u2019objet sexuel substitutif puisque l\u2019inscription du registre phallique lui fait d\u00e9faut. Cette mani\u00e8re sp\u00e9cifique d\u2019op\u00e9rer un court-circuit dans la fonction sexuelle \u00e9quivaut \u00e0 la difficult\u00e9 qu\u2019\u00e9prouve le toxicomane \u00e0 supporter les filtrages relationnels impos\u00e9s par le partenaire sexuel. [\u2026]\n<p>La technique de rupture, de s\u00e9paration du toxicomane, \u00e0 ce moment pr\u00e9cis de la rencontre avec un partenaire, r\u00e9v\u00e8le son impasse avec ce qui lui a \u00e9t\u00e9 transmis de la loi phallique, ce qui entra\u00eene \u00e0 son tour de laisser la fonction d\u00e9sir hors de sa port\u00e9e. Il vous reste donc la technique du m\u00e9dicament en r\u00e9ponse. Il lui reste enfin cette strat\u00e9gie qui m\u2019am\u00e8ne \u00e0 concevoir la toxicomanie comme un cas exemplaire de la profusion, dans la civilisation de la science, d\u2019un court-circuit propre des solutions non phalliques de s\u00e9paration entre le corps et la jouissance.<\/p>\n<p>Texte int\u00e9gral publi\u00e9 dans <em>Quarto<\/em> 79. <em>Paradis toxiques. <\/em>Bruxelles, juin 2003, p. 52-54.<\/p>\n<p><strong>J\u00e9sus Santiago, <\/strong><strong>\u00ab\u00a0<\/strong><strong>Drogue, rupture phallique et psychose ordinaire<\/strong><strong>\u00a0\u00bb<\/strong><strong> (extraits)<\/strong><\/p>\n<p>Ce caract\u00e8re artificiel de fabrication de la satisfaction, de style monotone, obtenu dans le circuit ferm\u00e9 du corps et de la drogue \u2013 satisfaction qui apporte en elle-m\u00eame le refus des semblants de l\u2019Autre \u2013 renvoie \u00e0 la conception de la toxicomanie comme un type clinique qui se d\u00e9finit par la rupture de la fonction phallique. Ce refus des semblants de l\u2019Autre qui se traduit par la rupture phallique est ce qui permet \u00e0 J.-A. Miller de postuler la toxicomanie sur l\u2019horizon de la jouissance cynique. Il faut donc \u00e9tablir une distinction essentielle entre l\u2019autisme de la jouissance dans le cynisme ancien, propre \u00e0 la masturbation publique, et la jouissance du toxicomane, propre \u00e0 la satisfaction toxique. Si elles co\u00efncident dans le mode d\u2019inclusion de l\u2019Autre, convergent dans le rejet des semblants de la civilisation, les deux divergent cependant en ce qui concerne la jouissance phallique.<\/p>\n<p>Le cynique ancien se contente de la jouissance auto-\u00e9rotique masturbatoire et de la valeur phallique qui est d\u00e9duite de cette strat\u00e9gie pour obtenir une certaine harmonie entre la jouissance et le corps. Dans cette recherche compulsive d\u2019une satisfaction artificielle et fabriqu\u00e9e, le toxicomane donne des signes qu\u2019il y a des d\u00e9fauts dans le dispositif phallique qui favorise le fonctionnement possible de la jouissance n\u00e9cessaire pour un \u00eatre parlant. De ce point de vue, il ne se confond pas avec le mode de jouissance du cynique ancien, puisqu\u2019il r\u00e9agit de mani\u00e8re distincte au mariage que l\u2019\u00eatre parlant est amen\u00e9 \u00e0 faire avec le phallus. Le toxicomane est pr\u00e9cis\u00e9ment celui qui ne consent pas au mariage avec la jouissance phallique et, par cons\u00e9quent, il ne le con\u00e7oit pas comme une issue viable, parce que sa fixation r\u00e9side dans le r\u00e9el de la jouissance qu\u2019il tire de sa relation avec l\u2019organe p\u00e9nien. Pour le cynique, au contraire, peu importe que la jouissance phallique ne convienne pas aux rapports sexuels, car elle s\u2019attache pourtant \u00e0 l\u2019autisme de la jouissance. Le toxicomane, \u00e0 son tour, est un contestateur du phallus et de la jouissance qui s\u2019en d\u00e9gage, ou encore de la jouissance dont l\u2019\u00eatre parlant a besoin. On remarque la fa\u00e7on dont le toxicomane, avec sa jouissance seule de la drogue, s\u2019insurge contre cette n\u00e9cessaire jouissance phallique qui, selon Lacan, bien qu\u2019elle soit une \u00ab\u00a0jouissance (qui) ne convient pas \u2013 <em>non decet<\/em> \u2013 au rapport sexuel, il n\u2019y en a pas d\u2019autre, s\u2019il y en avait une autre\u00a0\u00bb.<a href=\"#_ftn22\" name=\"_ftnref22\"><sup>[22]<\/sup><\/a><\/p>\n[\u2026]\n<p>La port\u00e9e clinique de la vision lacanienne de la toxicomanie implique de consid\u00e9rer la drogue comme un objet qui cherche \u00e0 combler les lacunes de la fonction phallique, en vue de son r\u00f4le dans la r\u00e9alisation d\u2019une jouissance qui conserve une certaine affinit\u00e9 avec la parole. Autrement, la pr\u00e9sence insistante et compulsive de la drogue d\u00e9note l\u2019impasse du sujet par rapport \u00e0 la jouissance qui convient, la jouissance pulsionnelle qui, sous l\u2019effet de l\u2019incidence de la castration, rencontre ses objets, qui se constituent en Ersatz, car ils voilent et en m\u00eame temps d\u00e9voilent la castration. L\u2019essentiel de la d\u00e9finition de la drogue, promue par Lacan en 1975, est la th\u00e8se que sa pratique m\u00e9thodique exprime les difficult\u00e9s qu\u2019\u00e9prouve le toxicomane \u00e0 \u00eatre fid\u00e8le au mariage, que tout \u00eatre parlant \u00e9tablit un jour avec son partenaire-phallus.<\/p>\n[\u2026]\n<p>Au fond, ce qui se d\u00e9gage comme sp\u00e9cifique \u00e0 l\u2019acte de toxicomanie est la rupture fondamentale avec la jouissance d\u00e9coulant de ce partenariat, n\u00e9cessaire pour tout sujet, car c\u2019est elle qui favorise le plus-de-jouir qui convient. On observe ainsi que cette d\u00e9finition se structure sur la base de la consid\u00e9ration selon laquelle le mariage de l\u2019\u00eatre parlant avec le phallus, ou m\u00eame de la jouissance qui en r\u00e9sulte, est rejet\u00e9 au nom de son lien fort avec la jouissance de sens qui s\u2019exerce sur l\u2019organe p\u00e9nien.<\/p>\n<p>Dans la clinique, pour manipuler une telle d\u00e9finition, il est n\u00e9cessaire d\u2019\u00e9valuer le m\u00e9dicament comme un facteur de s\u00e9paration du mariage avec le p\u00e9nis et non avec le phallus. En d\u2019autres termes, le toxicomane est un sujet qui reste mari\u00e9 \u00e0 la jouissance des sens qui gravite autour de l\u2019organe, parce qu\u2019il n\u2019a pas \u00e9tabli un lien possible avec le phallus. Il ne faut donc pas confondre le phallus avec l\u2019organe p\u00e9nien, ni m\u00eame avec toute repr\u00e9sentation imaginaire ou avec l\u2019id\u00e9e qu\u2019il s\u2019agit naturellement d\u2019un privil\u00e8ge masculin. En tant que fonction, le phallus est un op\u00e9rateur, un signifiant de la jouissance, qui se situe hors-corps. Le paradoxe est que cet op\u00e9rateur situ\u00e9 hors-corps est destin\u00e9 \u00e0 d\u00e9signer, au moins partiellement, les effets de la jouissance sur le corps. C\u2019est un signifiant as\u00e9mantique, qui ne signifie rien et qui, comme incarnation du rien, ne peut fonctionner favorablement au moment de l\u2019initiation sexuelle, occasion dans laquelle le sujet se trouve confront\u00e9 au myst\u00e8re de l\u2019Autre sexe.<\/p>\n<p>Dans son commentaire de \u00ab\u00a0L\u2019\u00e9veil du printemps\u00a0\u00bb, Lacan propose que l\u2019initiation sexuelle est plus favorable \u00e0 la vie, quand, lev\u00e9 le voile, au moment o\u00f9 l\u2019adolescent est confront\u00e9 \u00e0 la construction du partenaire sexuel, se r\u00e9v\u00e8le ce rien inh\u00e9rent au phallus. On con\u00e7oit ainsi ce rien comme la contrepartie de ce qui \u00e9clate, dans l\u2019adolescence, comme indice de la viabilit\u00e9 du plaisir phallique, qui s\u2019articule avec le savoir, avec la parole. Si le toxicomane est marqu\u00e9 par la rupture phallique qui s\u2019exprime dans sa difficult\u00e9 \u00e0 faire face \u00e0 la jouissance du corps, cela d\u00e9coule du fait qu\u2019en fonction de son attachement \u00e0 la jouissance du sens autour du fait-pipi <em>[Wiwimacher]<\/em>, ce rien n\u2019a pas de place. La rupture phallique \u00e9quivaut ainsi \u00e0 l\u2019exc\u00e8s de sens qui se produit au moment de la rencontre avec l\u2019Autre sexe, un exc\u00e8s perturbateur de l\u2019initiation sexuelle, qui bloque, alors qu\u2019il devrait \u00eatre \u00e9nigmatique et sans sens dans la jouissance sexuelle.<\/p>\n<p>On remarque encore que la clinique de la rupture phallique pr\u00e9sente dans les ph\u00e9nom\u00e8nes d\u00e9coulant de l\u2019usage toxicomane de la drogue ne se d\u00e9duit pas directement de la forclusion du Nom-du-P\u00e8re, m\u00eame parce que, s\u2019il en \u00e9tait ainsi, on pourrait \u00eatre face \u00e0 des ph\u00e9nom\u00e8nes typiques des psychoses, le d\u00e9lire et l\u2019hallucination. On peut dire que la rupture phallique \u00e9mane de la logique m\u00eame de l\u2019\u00e9lision du phallus dans le fonctionnement de la jouissance et que, pour des raisons concernant l\u2019impact contingent du signifiant sur le corps, il est interdit au sujet la jouissance qui convient \u00e0 l\u2019inexistence du rapport sexuel. La th\u00e8se de la rupture phallique comme facteur dominant dans les toxicomanies illustre une inversion dans l\u2019ordre des facteurs caract\u00e9ristiques de l\u2019actualit\u00e9 clinique, c\u2019est-\u00e0-dire qu\u2019on ne pense plus au trou dans la signification phallique uniquement en cons\u00e9quence du trou du Nom-du-P\u00e8re.<\/p>\n<p>Au contraire, le Nom-du-P\u00e8re devient un pr\u00e9dicat de la fa\u00e7on dont le sympt\u00f4me et la fonction phallique organisent et ordonnent la jouissance pour le sujet. Selon Miller, il cesse d\u2019\u00eatre le nom propre d\u2019un \u00e9l\u00e9ment particulier appel\u00e9 Nom-du-P\u00e8re. C\u2019est ce qui se pr\u00e9sente par la question\u00a0: le sujet a-t-il le Nom-du-P\u00e8re ou il y a forclusion de celui-ci ? De nos jours, le Nom-du-P\u00e8re n\u2019est plus un nom, mais le fait d\u2019\u00eatre nomm\u00e9, d\u2019avoir une fonction ou, comme l\u2019affirme Lacan, d\u2019\u00eatre \u00ab\u00a0nomm\u00e9 \u00e0\u00a0\u00bb<a href=\"#_ftn23\" name=\"_ftnref23\"><sup>[23]<\/sup><\/a>. Bref, le Nom-du-P\u00e8re n\u2019est plus un nom propre et devient, selon la d\u00e9finition de la logique symbolique, un pr\u00e9dicat relatif au trou de signification phallique:<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">NP (X) &#8211;&gt; X = rupture phallique<\/p>\n<p>\u00c0 mon avis, cette formulation rapproche ce qui est peut-\u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme un nouveau sympt\u00f4me caract\u00e9ristique de la toxicomanie du champ des psychoses dites ordinaires, dans le sens o\u00f9 la satisfaction obtenue avec la drogue, ainsi que par d\u2019autres modalit\u00e9s, par exemple, par des tatouages et piercings, peut fonctionner comme un \u00ab\u00a0substitut substitu\u00e9\u00a0\u00bb<a href=\"#_ftn24\" name=\"_ftnref24\"><sup>[24]<\/sup><\/a>. Si le Nom-du-P\u00e8re est un substitut du D\u00e9sir de la M\u00e8re, car il impose son ordre \u00e0 la jouissance de celle-ci, la drogue peut se r\u00e9v\u00e9ler un \u00ab\u00a0substitut substitu\u00e9\u00a0\u00bb. En d\u2019autres termes, la drogue peut \u00eatre un Nom-du-P\u00e8re dans la relation que le sujet a avec son corps. Dire que ces techniques de corps \u2013 entre autres, les drogues et les tatouages \u2013 peuvent \u00eatre des \u00ab\u00a0substituts\u00a0\u00bb du Nom-du-P\u00e8re est une mani\u00e8re de traduire ce que vient \u00e0 \u00eatre ce signifiant pris comme pr\u00e9dicat. Ce qui s\u2019av\u00e8re \u00eatre une m\u00e9thode de court-circuit dans la sexualit\u00e9 inh\u00e9rent \u00e0 la satisfaction toxique est beaucoup plus, en termes de Miller, un \u00ab\u00a0faire-croire compensatoire\u00a0\u00bb<a href=\"#_ftn25\" name=\"_ftnref25\"><sup>[25]<\/sup><\/a> <em>[compensatory-make believe]<\/em> du Nom-du-P\u00e8re, dans le sens o\u00f9 il rend possible une solution aux d\u00e9sordres de la jouissance dans la vie d\u2019un toxicomane. Depuis cette clinique du \u00ab\u00a0faire-croire compensatoire\u00a0\u00bb, on valorise la continuit\u00e9 entre les territoires de la n\u00e9vrose et de la psychose, on met l\u2019accent sur ce qui les rend contigus, deux modes de r\u00e9ponse \u00e0 un m\u00eame r\u00e9el, car il s\u2019agit, sous cet angle, non pas de fixer des fronti\u00e8res, mais de constater des nouages, des agrafes, des d\u00e9branchements, des d\u00e9nouages entre fils qui sont en continuit\u00e9.<\/p>\n<p>*Texte int\u00e9gral publi\u00e9 dans <em>Pharmakon Digital<\/em> n. 3, disponible ici\u00a0: https:\/\/pharmakondigital.com\/droga-ruptura-falica-e-psicose-ordinaria\/<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Fabi\u00e1n Naparstek, \u201cIntroduction \u00e0 la clinique des toxicomanies et de l\u2019alcoolisme\u201d (extraits)<\/strong><\/p>\n<p>Pour que le phallus soit inscrit, il ne suffit pas que quelqu\u2019un ait un p\u00e9nis, il faut aussi que cet organe r\u00e9ponde au mot. Ainsi, l\u2019inscription du phallus co\u00efncide, d\u2019une certaine mani\u00e8re, avec cette relation entre un organe et le mot, qui est ce que Lacan appelle ensuite \u00ab\u00a0faire d\u2019un organe un instrument\u00a0\u00bb<a href=\"#_ftn26\" name=\"_ftnref26\"><sup>[26]<\/sup><\/a> [&#8230;] Il y a une erreur commune, dit Lacan, \u00e0 confondre le r\u00e9el de l\u2019organe avec son articulation au signifiant en tant qu\u2019instrument, qui appara\u00eet path\u00e9tiquement dans l\u2019exemple des transsexualistes. Avec les cons\u00e9quences funestes que, au niveau subjectif, les op\u00e9rations des transsexuels entra\u00eenent souvent.<\/p>\n[&#8230;]\n<p>L\u2019exc\u00e8s propre \u00e0 la toxicomanie montre tr\u00e8s bien cette dimension hors r\u00e9gulation phallique. S\u2019il y a une fonction que le phallus a, par excellence, c\u2019est de mesurer les choses. [&#8230;] A mon go\u00fbt, l\u2019overdose devrait \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e hors mesure phallique. La rupture possible avec le phallus est ce qui fait que l\u2019on passe \u00e0 la manie toxique, en comprenant la manie, comme ce qui am\u00e8ne le sujet hors d\u2019un ancrage phallique. Ainsi, en suivant ce que nous avons d\u00e9velopp\u00e9, on peut v\u00e9rifier diff\u00e9rentes utilisations de la drogue. Il y a un usage de la drogue qui \u2013 consid\u00e9rant le cas pr\u00e9sent\u00e9\u00a0\u2013, lui avait permis de rester mari\u00e9 \u00e0 son organe. Il y a une autre utilisation qui permet \u00e0 certains sujets de prendre courage et d\u2019affronter l\u2019Autre sexe et de mettre en fonction le phallus. [&#8230;] Nous avons \u00e9galement vu comment ce qui peut commencer dans une tentative de conserver le mariage avec le phallus ou dans une tentative de le mettre en fonction, se d\u00e9fait finalement, se d\u00e9tache du phallus et provoque la manie du toxique.\u00a0 [R\u00e9f\u00e9rence \u00e0 une vignette clinique pr\u00e9sent\u00e9e dans le livre]\n[&#8230;]\n<p>Ne rien vouloir savoir de ce qui concerne le sexuel, si nous comprenons le sexuel en termes phalliques, ce n\u2019est pas seulement la rencontre avec le corps de l\u2019Autre sexe, mais peut \u00eatre la rencontre avec le corps du m\u00eame sexe, qui peut \u00eatre la masturbation elle-m\u00eame, ce qui n\u2019emp\u00eache pas de distinguer une chose de l\u2019autre. Cette fa\u00e7on mill\u00e9rienne de poser les choses est en continuit\u00e9 avec l\u2019id\u00e9e de Lacan sur la rupture avec le phallus. [&#8230;] On peut faire usage de la drogue pour \u00ab\u00a0faire appel \u00e0 l\u2019insoumission au service sexuel\u00a0\u00bb<a href=\"#_ftn27\" name=\"_ftnref27\"><sup>[27]<\/sup><\/a>, pour rester coinc\u00e9 dans la jouissance de l\u2019onanisme comme soudure, pour essayer d\u2019acc\u00e9der \u00e0 l\u2019Autre sexe comme une b\u00e9quille, en termes de Freud. Je parle de la b\u00e9quille lorsque le phallus a ses limites \u2013 qui sont toujours de structure \u2013, et le sujet ne supporte pas ces limitations et, par cons\u00e9quent, tente de soulever le phallus pour acc\u00e9der \u00e0 l\u2019Autre sexe.<\/p>\n[&#8230;]\n<p>Si nous avons une th\u00e8se \u00e0 partir de laquelle la toxicomanie implique une rupture avec le phallus, [&#8230;] et dans la psychose cette rupture est une rupture de structure, la th\u00e8se de la rupture ne peut pas nous servir. Nous partons de l\u2019id\u00e9e, pour le cas de la n\u00e9vrose, qu\u2019il y a eu une rupture qui est conjoncturelle et dans la psychose, \u00e0 la suite de Lacan, nous avons l\u2019id\u00e9e que cette rupture est structurelle&#8230; [&#8230;] Si nous ajoutons \u00e0 cela que de plus en plus, dans la clinique, nous recevons des sujets toxicomanes qui sont diagnostiqu\u00e9s comme psychotiques, l\u2019importance de pouvoir situer comment penser la toxicomanie dans la psychose augmente.<\/p>\n[&#8230;]\n<p>Un sujet raconte qu\u2019avant de le conna\u00eetre (le Viagra) il ne pouvait pas maintenir des relations car il ne ressentait pas de d\u00e9sir, mais il ajoute qu\u2019il voulait \u00eatre comme les autres. Il dit qu\u2019avec le Viagra, il a commenc\u00e9 \u00e0 \u00eatre comme les autres et \u00e0 son avis, il a \u00e9galement commenc\u00e9 \u00e0 r\u00e9guler ses \u00e9rections. L\u2019organe n\u2019est plus l\u00e2che, mais il r\u00e9agit aux pilules. Alors que de temps en temps, il continue d\u2019avoir des \u00ab\u00a0\u00e9rections l\u00e2ches\u00a0\u00bb maintenant il le justifie comme un r\u00e9sidu de Viagra dans le corps. [&#8230;] on voit aussi dans ce cas, qu\u2019\u00e0 d\u00e9faut d\u2019une op\u00e9ration qui produit la carence du signifiant liant l\u2019organe comme un instrument, ce qui vient \u00e0 la place du signifiant est le chimique, et c\u2019est \u00e0 partir de celui-ci qu\u2019on tente de transformer l\u2019organe en instrument. [&#8230;] Au lieu du mot, \u00e0 d\u00e9faut de ce mot, le sujet utilise la pilule. Une op\u00e9ration dans le r\u00e9el, pour donner une liaison \u00e0 l\u2019insupportable invasion de jouissance de l\u2019organe. [&#8230;] Dans ces cas de psychose on voit tr\u00e8s bien que la drogue n\u2019est pas seulement une rupture avec le phallus mais c\u2019est ce qui essaye de lier ce petit pipi au corps.<\/p>\n<p>Texte int\u00e9gral publi\u00e9 dans \u00ab Introducci\u00f3n a la cl\u00ednica de las toxicoman\u00edas y del alcoholismo \u00bb. Livres I, II, III. Buenos Aires, Grama, 2008.<\/p>\n<p>Bibliographie vers<br \/>\nLE Congr\u00e8s de l\u2019AMP 2026 \u2013<br \/>\nLa rupture avec le phallus\u00a0:<\/p>\n<p>Andreini, N. \u201cTesis de Lacan acerca de la droga\u201d, <em>Apostillas del TYA C\u00f3rdoba<\/em>, n.1, Ed. CIEC, Soluciones Graficas, 2011, p. 55-63.<\/p>\n<p>Andreini, N., \u201cRuptura y relaci\u00f3n al otro\u201d, <em>Apostillas del TYA C\u00f3rdoba<\/em>, n.1, Ed. CIEC, Soluciones Graficas, 2011, p. 63-71.<\/p>\n<p>Aucremanne, J.-L., \u00ab Le mariage avec la drogue \u00bb, <em>Quarto<\/em> n. 42, 1990.<\/p>\n<p>Aucremanne, J.-L., \u00ab Malaise, drogue et rupture\u00a0\u00bb, <em>Quarto<\/em> n. 99, juin 2011, p. 102-108.<\/p>\n<p>Aucremanne J-L., Josson, J-M, Page, N., \u00ab Penser la toxicomanie \u00e0 partir de la psychose\u00bb, <em>Mental <\/em>n. 12, 2003, p. 65-74.<\/p>\n<p>Aucremanne, J.-L., Josson, J.-M., \u00ab Rompre avec la drogue \u00bb, <em>Pr\u00e9liminaire<\/em> n. 12, 2000.<\/p>\n<p>Chiriaco, S., \u00ab De la drogue \u00e0 la suppl\u00e9ance : un traitement de l\u2019angoisse \u00bb,<em> Mental<\/em> n. 16, 2005, p. 96-104.<\/p>\n<p>Freda, F. H., Intervenci\u00f3n en <em>El Otro que no existe y sus comit\u00e9s de \u00e9tica<\/em>, Seminario dictado por J.-A.Miller en colaboraci\u00f3n con \u00c9ric Laurent, Buenos Aires, Paid\u00f3s 2005, p. 303-316.<\/p>\n<p>Generoso, C. M., \u201cA queda do falocentrismo\u201d: http:\/\/www.institutopsicanalise-mg.<\/p>\n<p>Josson, J.-M., \u00ab La fonction de la drogue \u00bb, <em>Acc\u00e8s<\/em>, Bulletin de l\u2019ACF-VLB n. 3, 2012, p. 45.<\/p>\n<p>Josson, J.-M., \u00ab La fonction de la toxicomanie et de l\u2019alcoolisme \u00bb, <em>Letterina <\/em>n. 55-56, 2010.<\/p>\n<p>Josson, J.-M., \u00ab Le sinthome de Schreber \u00bb,<em> Quarto<\/em> n. 123, nov. 2019, p. 154-158.<\/p>\n<p><strong>Josson, J.-M., \u00ab\u00a0Rompre l\u2019effet de l\u2019affect\u00a0\u00bb, in <\/strong><strong><em>Les Cahiers de l\u2019ASREEP<\/em><\/strong><strong> n. 2. <\/strong><strong><em>Les addictions sans substances<\/em><\/strong><strong>. Gen\u00e8ve, 2018, p. 53-58.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Josson, J.-M., \u00ab\u00a0Un possible lien\u00a0\u00bb, in <\/strong><strong><em>Quarto<\/em><\/strong><strong> 118.\u00a0<\/strong><strong><em>Lire Lacan<\/em><\/strong><strong>. <\/strong><strong>Bruxelles, mars 2018, p. 114-120.<\/strong><\/p>\n<p>Laurent, \u00c9., \u00ab Comment avaler la pilule ? \u00bb, <em>Ornicar<\/em><em>\u00a0? <\/em>n. 50, revue du CF, Navarin \u00e9diteur, 2003.<\/p>\n<p>Laurent, \u00c9. \u00ab\u00a0Como engolir a p\u00edlula\u00a0?\u00a0\u00bb, <em>Clique, Revista dos Institutos Brasileiros de Psican\u00e1lise do Campo Freudiano, <\/em>n. 1, abril 2002, p. 24-35.<\/p>\n<p><strong>Laurent, \u00c9. Conversation sur Radio Lacan <\/strong>\u00e0<strong> propos de la conf\u00e9rence titr\u00e9e<\/strong> <strong>\u00ab\u00a0<\/strong><strong>Reflexiones sobre<\/strong> <strong>tres cuestiones del feminismo con la no relaci\u00f3n sexual \u00bb. <\/strong><strong>Audio en espagnol. 04 d\u00e9cembre 2019. https:\/\/radiolacan.com\/es\/podcast\/conferencia-en-el-palais-rouge-de-buenos-aires-reflexiones-sobre-tres-cuestiones-del-feminismo-con-la-no-relacion-sexual\/3<\/strong><\/p>\n<p><strong>Laurent, \u00c9.<\/strong><strong> \u00ab\u00a0<\/strong><strong>La place des hommes dans la cit\u00e9<\/strong> <strong>des femmes<\/strong><strong>.\u00a0\u00bb <\/strong><strong>Conf\u00e9rence<\/strong> <strong>r\u00e9alis\u00e9e \u00e0 l\u2019occasion de la Semaine Lacan \u00ab\u00a0Hommes et femmes selon Lacan\u00a0\u00bb, 13-18 mai 2019, ACF-VLB, disponible sur https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=y4oJZ5O4y98&amp;t=371s&amp;ab_channel=EricLaurent<\/strong><\/p>\n<p><strong>Laurent, \u00c9., \u00ab\u00a0Portrait de Joyce en Saint homme\u00a0\u00bb, in<\/strong><strong><em> Mental<\/em><\/strong><strong> n. 35. Paris, 2016, p. 62-73. <\/strong><\/p>\n<p><strong>Laurent, \u00c9., \u00ab\u00a0Trois remarques sur la toxicomanie\u00a0\u00bb, in <\/strong><strong><em>Quarto<\/em><\/strong><strong> n. 42. Bruxelles, 1990, p. 69-72.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Laurent, <\/strong><strong>\u00c9<\/strong><strong>.<\/strong><strong>, \u00ab\u00a0Un modelo digno para las instituciones que queremos\u00a0\u00bb en <\/strong><strong><em>Del hacer al decir<\/em><\/strong><strong>. La cl\u00ednica de la toxicoman\u00eda y el alcoholismo\u201d. II Jornada del Instituo del Campo Freudiano. Silitti, D., Sinatra, E. y Tarrab, M. compiladores. Buenos Aires, Plural editores, 1996, p. 61-80.<\/strong><\/p>\n<p>Miller, J.-A., \u00ab Lire un sympt\u00f4me \u00bb,<em> Mental<\/em> n. 26, 2017, p. 49-58.<\/p>\n<p>Naparstek, F., \u00ab De la formation de rupture au partenaire sympt\u00f4me \u00bb, <em>Quarto<\/em> n. 79, juin 2003, p. 50-51.<\/p>\n<p>Naparstek, F., \u00ab Introduction \u00e0 la clinique des toxicomanies et de l\u2019alcoolisme\u00a0\u00bb. Livres I, II, III. Buenos Aires, Grama, 2008.<\/p>\n<p>Pacheco, L. V., Rese\u00f1a del libro de J. Santiago: \u201cLa ruptura con el goce f\u00e1lico y sus incidencias en el uso contempor\u00e1neo de las drogas\u201d, en <em>Pharmakon Digital<\/em> n. 2, http:\/\/pharmakondigital.com\/volumen-no02\/?lang=es<\/p>\n<p>Page, N., \u00ab Les fonctions subjectives de la drogue : comment en prendre soin ? \u00bb, <em>La lettre mensuelle<\/em> n. 298, Revue des ACF-ECF, 2011, p. 40-42.<\/p>\n<p>Quaglia, G. \u201cConex\u00e3o (A)ssexuada\u201d, <em>Carta S\u00e3o Paulo, Revista da Escola Brasileira de Psican\u00e1lise- S\u00e3o Paulo, Amor Sexo (Des)conex\u00f5es<\/em>, ano 26, n. 1, S\u00e3o Paulo, mar\u00e7o 2019, p. 95-99.<\/p>\n<p>Quaglia, G. \u201c\u00d3rf\u00e3os do capitalismo\u201d, <em>apalavra<\/em>. Escola Brasileira de Psican\u00e1lise, Delega\u00e7\u00e3o Geral Goi\u00e1s- Distrito Federal, <em>O Decl\u00ednio do Pai e Seus Efeitos<\/em>, v.1, n.1, Goi\u00e2nia, 2018, p.38-50.<\/p>\n<p>Salamone, L. D. \u201cEl lazo cuando la droga es el partenaire\u201d. <em>Apostillas del TYA C\u00f3rdoba<\/em>, CIEC, 2011, n.1, p. 5-23.<\/p>\n<p>Salamone, L. D., \u201c\u00bfTodos consumidores?\u201d <em>Lo inclasificable de las toxicoman\u00edas. Respuestas del psicoan\u00e1lisis<\/em>, Departamento de Estudios sobre Toxicoman\u00edas y Alcoholismo (CICBA) Buenos Aires, Ed. Grama, 2008, p. 29-37.<\/p>\n<p>Salamone, L. D. <em>Dificultades en el tratamiento de las toxicoman\u00edas y el alcoholismo. Cuando la droga falla<\/em>, Caracas, Ed. Pomaire, 2011, p. 71-93.<\/p>\n<p>Santiago, J. \u201cA toxicomania n\u00e3o \u00e9 uma pervers\u00e3o\u201d, <em>Falo<\/em>, Salvador, n.4\/5, jan.\/dez. 1989, p. 68-72.<\/p>\n<p><strong>Santiago, J. \u00ab\u00a0Drogue, rupture phallique et psychose ordinaire\u00a0\u00bb. <\/strong><strong><em>Pharmakon Digital<\/em><\/strong><strong> n. 3. https:\/\/pharmakondigital.com\/droga-ruptura-falica-e-psicose-ordinaria\/<\/strong><\/p>\n<p><strong>Santiago, J. \u00ab\u00a0La drogue de W. Burroughs\u00a0: un court-circuit dans la fonction sexuelle\u00a0\u00bb.<\/strong><strong><em> Quarto<\/em><\/strong><strong> 79. Bruxelles, juin 2003, p. 52-54.<\/strong><\/p>\n<p>Santiago, J. \u201cO celibat\u00e1rio, o toxic\u00f4mano e a segrega\u00e7\u00e3o\u201d,<em> Curinga<\/em>, <em>Os enigmas do masculino<\/em>, v. 9, Belo Horizonte, abril 1997, p. 45-49.<\/p>\n<p>Sidon, P., \u00ab La substance d\u2019une addiction \u00bb, \u00ab Les addictions sans substances \u00bb. Conversation du TyA. <em>Les Cahiers de l\u2019ASREEP-NLS<\/em> n. 2, 2016.<\/p>\n<p>Sillitti, D., Sinatra, E., Tarrab, M, <em>M\u00e1s all\u00e1 de las drogas. Estudios psicoanal\u00edticos<\/em>, Plural, 2000.<\/p>\n<p>Sillitti, D. \u201cCl\u00ednica del supery\u00f3 y las toxicoman\u00edas\u201d, <em>Pharmakon<\/em>, n. 6-7. Buenos Aires, Ed. Plural, Junio de 1998, p. 11-15.<\/p>\n<p>Sinatra, E., <em>Adixiones<\/em>, Buenos Aires, Grama, 2020.<\/p>\n<p>Sinatra, E., \u201cDos hip\u00f3tesis sobre las toxicoman\u00edas\u201d, <em>Mediodicho,<\/em> n. 30. Ed. EOL-C\u00f3rdoba, 2006, p. 147-157.<\/p>\n<p>Skaf, C., \u201cPara una cl\u00ednica de la elisi\u00f3n del falo\u201d, http:\/\/pharmakondigital.com\/volumen-no03\/?lang=es<\/p>\n<p>Taillandier, E., \u00ab L\u2019Addiction, un lien qui s\u00e9pare \u00bb, \u00ab Les addictions sans substances \u00bb. Conversation du TyA. <em>Les Cahiers de l\u2019ASREEP-NLS, <\/em>n. 2, 2016.<\/p>\n<p>Verger, T. <em>El l\u00edmite del \u00f3rgano y su m\u00e1s all\u00e1. Las toxicoman\u00edas y la cuesti\u00f3n trans<\/em>. Buenos Aires, Tres Haches, 2024.<\/p>\n<p>Zaffore, C., \u201cDroga y elecci\u00f3n sexual\u201d, <em>Introducci\u00f3n a la cl\u00ednica con toxicoman\u00edas y alcoholismo <\/em>II, Buenos Aires, Ed. Grama, 2009, p. 103-109.<\/p>\n<h6><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\"><sup>[1]<\/sup><\/a>\u2003 Lacan J.,<em> Le S\u00e9minaire, <\/em>livre XVIII,<em> D\u2019un discours qui ne serait pas du semblant,\u00a0<\/em>Texte \u00e9tabli par J.-A. Miller, Paris, Seuil, 2006<em>., <\/em>p. 67.<\/h6>\n<h6><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\"><sup>[2]<\/sup><\/a>\u2003 Lacan\u00a0J., \u00ab\u00a0Cl\u00f4ture des Journ\u00e9es d\u2019\u00e9tude des cartels de l\u2019\u00c9cole freudienne. 13 avril 1975\u00a0\u00bb,\u00a0Lettre de l\u2019\u00c9cole freudienne, 1976, n\u00b0\u00a018, p.\u00a0268.<\/h6>\n<h6><a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\"><sup>[3]<\/sup><\/a>\u2003 Cf. Miller, J.-A et d\u2019autres. <em>Le conciliabule d\u2019Angers, <\/em>Paris: Agalma, 1997, <em>La conversation d\u2019Arcachon, <\/em>Paris: Agalma, 1997 et <em>La psychose ordinaire, <\/em>Paris: Agalma, 1999.<\/h6>\n<h6><a href=\"#_ftnref4\" name=\"_ftn4\"><sup>[4]<\/sup><\/a>\u2003 Cf. Miller, J.-A. \u00ab\u00a0La drogue de la parole\u00a0\u00bb, <em>supra<\/em>.<\/h6>\n<h6><a href=\"#_ftnref5\" name=\"_ftn5\"><sup>[5]<\/sup><\/a>\u2003 Cf. Lacan, J., \u00ab\u00a0Cl\u00f4ture des Journ\u00e9es d\u203a\u00e9tude des cartels de l\u203aEcole freudienne de Paris\u00a0\u00bb (avril 1975), <em>Lettres de l\u2019\u00c9cole freudienne<\/em>, n. 18, Paris, 1976, p. 263-270. Publi\u00e9e dans <em>Pharmakon Digital<\/em> 2 en espagnol et en portugais.<\/h6>\n<h6><a href=\"#_ftnref6\" name=\"_ftn6\"><sup>[6]<\/sup><\/a>\u2003 La notation se trouve dans le sch\u00e9ma I d\u00e9velopp\u00e9 par Lacan dans \u00ab\u00a0D\u2019une question pr\u00e9liminaire \u00e0 tout traitement possible de la psychose\u00a0\u00bb (1958), <em>\u00c9crits<\/em><em>, <\/em>Paris, Seuil. 1966, p. 571.<\/h6>\n<h6><a href=\"#_ftnref7\" name=\"_ftn7\"><sup>[7]<\/sup><\/a>\u2003 La notion de jouissance phallique est pr\u00e9sente dans l\u2019enseignement de Jacques Lacan \u00e0 partir de la premi\u00e8re s\u00e9ance de son S\u00e9minaire <em>Encore<\/em>. Cependant, une mention pr\u00e9c\u00e9dente appara\u00eet dans son S\u00e9minaire <em>\u2026ou pire<\/em>, lors de la septi\u00e8me s\u00e9ance.<\/h6>\n<h6><a href=\"#_ftnref8\" name=\"_ftn8\"><sup>[8]<\/sup><\/a>\u2003 Depuis la premi\u00e8re r\u00e9union concernant le s\u00e9minaire de recherche sur la clinique diff\u00e9rentielle des psychoses du D.E.A. (Paris VIII &#8211; 1987), J.-A. Miller lance cette interrogation.<\/h6>\n<h6><a href=\"#_ftnref9\" name=\"_ftn9\"><sup>[9]<\/sup><\/a>\u2003 \u00ab\u00a0Cet autre gouffre fut-il form\u00e9 du simple effet dans l\u2019imaginaire de l\u2019appel vain dans le symbolique \u00e0 la m\u00e9taphore paternelle ? Ou nous faut-il le concevoir comme le produit en un second degr\u00e9 par l\u2019\u00e9lision du phallus, que le sujet ram\u00e8nerait pour la r\u00e9soudre \u00e0 la b\u00e9ance mortif\u00e8re du stade du miroir ?\u00a0\u00bb. \u00ab\u00a0D\u2019une question pr\u00e9liminaire\u2026\u00a0\u00bb, \u00c9crits<em>, op. cit.<\/em>, p. 571.<\/h6>\n<h6><a href=\"#_ftnref10\" name=\"_ftn10\"><sup>[10]<\/sup><\/a>\u2003 Bertuzzi, E., Bolgiani, P., Careto, S., Manzetti, R. E., La Greca, A., Morrone, S., \u201cSobre la toxicoman\u00eda: penalizar o despenalizar\u201d, in <em>Del hacer al decir, op. cit., <\/em>p. 41-49.<\/h6>\n<h6><a href=\"#_ftnref11\" name=\"_ftn11\"><sup>[11]<\/sup><\/a>\u2003 Lacan, J., \u00ab\u00a0L\u2019\u00c9tourdit\u00a0\u00bb, <em>Autres <\/em>\u00c9<em>crits<\/em>, Paris, Seuil, 2001, p. 468\u00a0: \u00ab\u00a0Tu m\u2019as satisfaite, petithomme. Tu as compris, c\u2019est ce qu\u2019il fallait. Va, d\u2019\u00e9tourdit il n\u2019y en a pas de trop, pour qu\u2019il te revienne l\u2019apr\u00e8s midit. Gr\u00e2ce \u00e0 la main qui te r\u00e9pondra \u00e0 ce qu\u2019Antigone tu l\u2019appelles, la m\u00eame qui peut te d\u00e9chirer de ce que j\u2019en sphynge mon <em>pastoute<\/em>, tu sauras m\u00eame vers le soir te faire l\u2019\u00e9gal de Tir\u00e9sias et comme lui, d\u2019avoir fait l\u2019Autre, deviner de ce que je t\u2019ai dit.\u00a0\u00bb<\/h6>\n<h6><a href=\"#_ftnref12\" name=\"_ftn12\"><sup>[12]<\/sup><\/a>\u2003 Lacan, J., \u00ab <em>Pr\u00e9face<\/em> \u00e0 L\u2019\u00c9veil du printemps\u00a0\u00bb, <em>Autres \u00c9crits<\/em>, <em>op. cit.<\/em>, p. 563.<\/h6>\n<h6><a href=\"#_ftnref13\" name=\"_ftn13\"><sup>[13]<\/sup><\/a>\u2003 <em>Ibid<\/em>.<\/h6>\n<h6><a href=\"#_ftnref14\" name=\"_ftn14\"><sup>[14]<\/sup><\/a>\u2003 R\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la mention de Lacan dans son \u00e9crit de 1958 intitul\u00e9 \u00ab\u00a0D\u2019une question pr\u00e9liminaire&#8230;\u00a0\u00bb, pr\u00e9cis\u00e9ment dans le sch\u00e9ma <strong>I<\/strong>.<\/h6>\n<h6><a href=\"#_ftnref15\" name=\"_ftn15\"><sup>[15]<\/sup><\/a>\u200314 Cf. Lacan, J., \u00ab\u00a0Cl\u00f4ture des Journ\u00e9es d\u203a\u00e9tude des cartels de l\u203aEcole freudienne de Paris\u00a0\u00bb, <em>op. cit.<\/em><\/h6>\n<h6><a href=\"#_ftnref16\" name=\"_ftn16\"><sup>[16]<\/sup><\/a>\u2003 Cf. Birmingham K., <em>The Most Dangerous Book<\/em>.<em> The Battle for James Joyce\u2019s Ulysses<\/em>, London, Penguin Book, 2015, p. 290-291.<\/h6>\n<h6><a href=\"#_ftnref17\" name=\"_ftn17\"><sup>[17]<\/sup><\/a>\u2003 <em>Ibid<\/em>., p. 49.<\/h6>\n<h6><a href=\"#_ftnref18\" name=\"_ftn18\"><sup>[18]<\/sup><\/a>\u2003 <em>Ibid<\/em>., p. 25.<\/h6>\n<h6><a href=\"#_ftnref19\" name=\"_ftn19\"><sup>[19]<\/sup><\/a>\u2003 <em>Ibid<\/em>., p. 149.<\/h6>\n<h6><a href=\"#_ftnref20\" name=\"_ftn20\"><sup>[20]<\/sup><\/a>\u2003 Lacan, J., T\u00e9l\u00e9vision, <em>Autres \u00e9crits<\/em>, <em>op. cit.<\/em>, p. 524.<\/h6>\n<h6><a href=\"#_ftnref21\" name=\"_ftn21\"><sup>[21]<\/sup><\/a>\u2003 Lacan, J., \u00ab\u00a0Cl\u00f4ture des Journ\u00e9es d\u203a\u00e9tude des cartels de l\u203aEcole freudienne de Paris\u00a0\u00bb, <em>op. cit.<\/em><\/h6>\n<h6><a href=\"#_ftnref22\" name=\"_ftn22\"><sup>[22]<\/sup><\/a>\u2003 Lacan, J., <em>Le S\u00e9minaire,<\/em> livre XX, <em>Encore<\/em>. Texte \u00e9tabli par J.-A. Miller. Paris, Seuil, 1975, p. 56-57.<\/h6>\n<h6><a href=\"#_ftnref23\" name=\"_ftn23\"><sup>[23]<\/sup><\/a>\u2003 Miller, J.-A., \u00ab\u00a0Effet retour sur la psychose ordinaire\u00a0\u00bb, in <em>Quarto<\/em> 94-95. Bruxelles, janvier 2009, p. 44.<\/h6>\n<h6><a href=\"#_ftnref24\" name=\"_ftn24\"><sup>[24]<\/sup><\/a>\u2003 <em>Ib\u00edd.<\/em><\/h6>\n<h6><a href=\"#_ftnref25\" name=\"_ftn25\"><sup>[25]<\/sup><\/a>\u2003 <em>Ib\u00edd.<\/em><\/h6>\n<h6><a href=\"#_ftnref26\" name=\"_ftn26\"><sup>[26]<\/sup><\/a>\u2003 Lacan, J., <em>Le S\u00e9minaire<\/em>, livre XIX, <em>\u2026ou pire<\/em>. Texte \u00e9tabli par J.-A. Miller. Paris, Seuil, 2011, p. 17<\/h6>\n<h6><a href=\"#_ftnref27\" name=\"_ftn27\"><sup>[27]<\/sup><\/a>\u2003 Miller, J.-A., \u00ab\u00a0La drogue de la parole\u00a0\u00bb, <em>Acc\u00e8s a la psychanalyse<\/em>, <em>Addiction<\/em>, Bulletin de l\u2019Association de la Cause freudienne en Val de Loire \u2013 Bretagne, 2023, p. 15-22. Republi\u00e9 dans ce num\u00e9ro de <em>Pharmakon Digital<\/em>.<\/h6>\n<h6><\/h6>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le prochain Congr\u00e8s de l\u2019Association Mondiale de Psychanalyse (AMP), dont le th\u00e8me est l\u2019aphorisme de Lacan \u00ab\u00a0Il n\u2019y a pas de rapport sexuel\u00a0\u00bb, est une occasion pour mettre au travail la relation du sujet avec le phallus, \u00ab\u00a0obstacle\u00a0\u00bb[1], selon Lacan, au rapport entre les sexes. \u00c0 partir de l\u00e0, il revient au r\u00e9seau Toxicomanie &amp;&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[26],"tags":[],"post_series":[],"class_list":["post-3810","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-vol-05-fr","entry","no-media"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/pharmakondigital.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3810","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/pharmakondigital.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/pharmakondigital.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/pharmakondigital.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/pharmakondigital.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3810"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/pharmakondigital.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3810\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3822,"href":"https:\/\/pharmakondigital.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3810\/revisions\/3822"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/pharmakondigital.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3810"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/pharmakondigital.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3810"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/pharmakondigital.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3810"},{"taxonomy":"post_series","embeddable":true,"href":"https:\/\/pharmakondigital.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/post_series?post=3810"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}